Rien n'est solide, tout est énergie, rythme, fréquence et vibration

Un motif simple

Pour un peintre, le meilleur moyen de vivre au rythme des saisons, c'est encore de peindre en plein air. Même si le motif est simple, la nature n'est jamais banale, c'est juste une question de regard ; un agriculteur, un géologue et un peintre ne regardent pas un paysage de la même façon.

Par le dessin, j'aime d'abord interroger la structure du spectacle qui s'offre à mes yeux, matière pour apprivoiser mon sujet, me délier l'oeil et la main. Cette phase, assez rapide, m'installe dans la scène ; je respire avec elle.

Ensuite, la psalmodie des oiseaux, le soleil, le vent léger et les rumeurs de la ville au loin finissent par m'installer dans le décor ; il est en moi, je suis en lui. Alors, je brûle de magnifier la magie de l'instant, cette expérience unique, avec une interprétation qui me ressemble en n'oubliant pas la vérité de Brassaï : "La photographie existe pour montrer aux peintres ce qu'ils ne doivent pas faire ; à la peinture de prendre ses responsabilités."

En peignant sur le motif, éloigné du confort de son atelier, l'artiste se remet en question, il retrouve l'humilité devant le génie de la Nature et, partant, il ventile son inspiration.

Deux semaines plus tard, cette expérience a porté ses fruits, comme en témoigne la pose des jus pour .


Francis Gengoux.

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